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REVOLUTION DE LA LONGEVITEDEFIS ET SOLUTIONS INNOVANTES* .
Dre Marie-M. Bernard et Mathias Fruhwirth, P.Ing., PACE 2000 International Foundation, Dr Jean-Paul Fortin, CHU Laval, Québec, Vincent Rialle, PhD, CHU Grenoble, Dre Thérèse Bouchez, CHU Lyon. * Version écounée d'un texte paru dans la revue Vie et Vieillissement vol. 5, no. 1,2006, p. 3-8. La génération des baby-boomers a souvent créé l'évènement. À l'aube de leur retraite, il est peu probable qu'ils acceptent le contexte sanitaire et social que vivent actuellement nos aînés et nos collectivités. |
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Contexte et enjeux |
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La révolution de la longévité et surtout les maladies chroniques ont déjà beaucoup modifié le besoin et le fonctionnement des structures. Quoique certaines demeurent encore inadaptées aux réalités nouvelles.Le Canada est particulièrement affecté par l'engorgement des urgences et l'allongement des détails de prise en charge médicale. La réponse professionnelle à ces besoins d'interventions croissants auprès des personnes dépendantes est pénalisée par les failles dans la coordination des soins et services, la pénurie croissante du cortège d'intervenants et la faillite des budgets de la santé. |
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| Isolement social et dépendance | ||
| De plus en plus nombreuses sont les publications qui établissent un lien entre isolement social et morbidité. Il existe, par exemple, une relation négative entre l'absence de confident et la survie après chirurgie cardiaque. [isole- ment social favorise la dépression qui est une importante cause d'invalidité. Survient alors la séquence: diminution des marches, chutes, fractures puis dépendance (Pr. André Bonnin, de l'Académie Nationale de Médecine, 1937-2004). Cependant celle-ci fait le lit des maladies cardiovasculaires, métaboliques, ostéo-arthritiques, des maladies mentales, etc. qui aggravent l'isolement social, et la spirale continue. |
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Les baby-boomers à la retraite vont certes bénéficier « d'une vie en plus » mais ils risquent aussi de Vivre plus isolés que leurs aïeux, car ils ont eu davantage de divorces, moins d'enfants et ceux-ci sont plus dispersés géographiquement. Par ailleurs la révolution de la longévité pose un défi relationnel: quatre ou cinq générations s'engagent simultanément dans ce nouveau millénaire, mais il reste à inventer les passerelles de communication entre ces générations. Une solution de longévité: services médicaux et activités intergénérationnelles centrés sur la télécommunication au domicile de la personne retraitée |
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Le télémentorat pour personnes présentant un handicap est de développement récent. Il permet l'utilisation simultanée de différents modes de communication (ver- bal, non verbal, écriture et partage de documents) avec possibilité de créer ensemble un document nouveau, tout en conservant la présence et le contact visuel entre les deux intervenants. La communication verbale et non verbale y est prépondérante, surtout au début. |
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Bénéfices pour les retraitésLe « jeune retraité » est un bon adepte de ce réseau de télécommunications auquel il est mieux préparé que la génération précédente. Il lui pemlet de poursuivre certaines activités antérieures à sa retraite, mais à un rythme qui lui convient, et de façon flexible, depuis son domicile. Il apprécie être un soutien régulier auprès de ses pétits enfants ou adopter d'autres jeunes, par exemple à rai- son d'une heure par semaine, et pour des périodes limitées. Les retraités, en général, apprécient beaucoup ce genre de partenariat avec les jeunes, qui devient souvent une complicité après trois à cinq téléséances. Ils sont valorisés pour leur contribution auprès des jeunes, tandis qu'ils développent leur capacité de s'approprier les nouvelles technologies. Les programmes créent des moments de plaisir ou de mise en condition physique (téléphysio- thérapie), tout en offrant un moyen sécurisant permettant un échange convivial sans intrusion domiciliaire. |
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Activités au cours des séances de télémentorat Pour le patient en perte d'autonomie, la tentation est de ne voir que les priorités médicales que permettent les gérontechnologies. Le patient est assuré d'un télésuivi médical dans son environnement naturel, d'un soutien psychologique et de la continuité des liens avec une équipe pluridisciplinaire, conformément aux demandes des familles. Cependant, pour le patient confiné dans son logement, il s'agit d'abord de lui procurer un nouveau moyen de se faire des amis et de se sentir utile. Si nous fournissons un outil relationnel aux patients atteints de maladies chroniques, leur prise en charge médicale sera moins onéreuse et leur pronostic sera significativement meilleur. | |
Déjà le jumelage entre aînés diabétiques et adolescents diabétiques réfractaires à leurs traitements permettait l'acceptation de leur maladie par ces adolescents et un meilleur contrôle de leur maladie (données des consultations du Dr M.-M. Bernard, Clinique des Hauts-de-Seine, Chatenay Malabry, et Hôpital Saint-Vincent de Paul, Paris, France). Le développement de télé- jumelages inter-générations, notamment de patients diabétiques pourrait opérer à plus large échelle car les contacts ne sont plus limités par les distances géographiques. Selon une expression du Pro Alain Franco (chef du service de gériatrie, CHU de Grenoble), « il con- vient de démédicaliser les coûts de la santé liés à l'isole- ment». C'est un moyen de prévention de la dépendance et de promotion de l'autonomie des patients. Bénéfices pour le corps médical et pour les pouvoirs publics ,Rares sont les réalisations de projets de téléconsultation médicale à domicile. Cela s'inscrit daI1S un contexte où déjà la visite médicale à domicile n'est peu ou pas pra- tiquée. Cependant les estimations des bénéfices économiques des télésoins à domicile suppléant aux « hospitalisations sociales des aînés » sont telles qu'aux USA, certaines initiatives associées à des compagnies d'assu- rance {Califomia Public Employees Retirement System), entreprendront le télésuivi au domicile de 90 000 patients.La téléconsultation au domicile des patients, rapportée dès 1998, mérite encore la publication de ses titres de noblesse. Libérés des contraintes géographiques et des exigences des occupants d'une salle d'attente comble, le praticien, disposant d'une console de télésanté, peut sélectionner ses interventions en fonction des priorités médicales, décider de la nécessité d'une consultation conventionnelle ou expliquer à son patient qui sourit dans son salon, qu'il le contactera à nouveau le lendemain à 7 heures ou midi, lorsque son infirmière ouvrira son pansement. Puis à la flexibilité des téléinterventions s'ajoute la motivation pédagogique grâce à l'aspect relationnel et la possibilité de vérifier et d'augmenter l'adhésion aux thérapeutiques. |
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Enfin l'observance accrue des patients aux traitements est quantifiable par le télémonitoring ayant pour conséquences une diminution des jours d'hospitalisation et une réduction dans l'utilisation des salles d'urgence susceptibles de générer jusqu'à 50 % d'économie dans la prise en charge de maladies chroniques. En corollaire, un désengorgement des salles d'urgence et des services spécialisés permet aux hôpitaux de retrouver leur vocation première, parallèlement à une diminution des coûts de prise en charge des maladies chroniques (réduction jusqu'à 50% du nombre de patients hospitalisés et de 10 à 20 % d'utilisation des salles d'urgence). |
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Conclusions:Les enjeux qui découlent de la révolution de la lon- gévité sont les mêmes de part et d'autre de l'Atlantique, mais les approches et obstacles diffèrent sensiblement-. Les retraités peuvent d'ores et déjà accéder aux géron- technologies à domicile pour bénéficier non seulement de services de télésanté mais aussi pour s'impliquer auprès de jeunes et développer leur réseau relationnel. Ils doivent cependant rechercher activement les structures déjà opéra- tionnelles pour assurer une longévité de qualité et la réduc- tion des coûts de prise en charge de maladies chroniques. Il est probable que les premiers bénéficiaires des gérontechnologies, principalement les retraités et les pour- voyeurs d'assurance maladie, publique ou privée, contribueront à leur développement, notamment, dans la mesure où les législations permettront l'implantation de la télésanté domiciliaire. Des partenariats outre-atlantique, par exemple entre le Canada et la France, fourniraient une approche complémentaire pour influencer les décisionnaires et amorcer le virage à une télégérontologie domiciliaire pour la santé de toutes les générations. Remerciements à la Fondation Trillium de l'Ontario, au Conseil de la Coopération de l'Ontario et à Jeunesse Canada au Travail, dont les subventions ont permis la réalisation et les évaluations des programmes de six ans d'activités du Village Virtuel Inter-générations Dre Marie-M. Bernard et Mathias Fruhwirth, P.Ing., PACE 2000 International Foundation, Dr Jean-Paul Fortin, CHU Laval, Québec, Vincent Rialle, PhD, CHU Grenoble, Dre Thérèse Bouchez, CHU Lyon. * Version écounée d'un texte paru dans la revue Vie et Vieillisse- ment vol. 5, no. 1,2006, p. 3-8. |
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PACE-2-Face Tele-Mentoring |
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